Né en 1989 au Mexique, Elias Galindo-Lopez vit et travaille à Paris. Artiste, danseur et interprète diplômé de l’École Nationale Supérieure d’Art et Design de Nancy (2023) et de l’École Nationale Supérieure d’Arts de Paris Cergy (2025), il pratique l’installation, le son et la sculpture, qui sont notamment activés par la performance pour incarner des conversations visuelles et auditives. La spiritualité, la dualité et le syncrétisme culturel sont au cœur de sa démarche.
Nourri par sa relation avec sa grand-mère, qui été bruja natural et yerbera (sorcière naturelle et herboriste), il entretient un lien actif avec les formes païennes de soin, du langage et du mouvement. Cette filiation traverse son travail et fait écho aux pensées de Marisol de la Cadena, Baptiste Morizot, Julieta Fierro et Eduardo Kohn, qui envisagent le vivant comme un tissu de relations sensibles et signifiantes. Fort de son expérience au sein d’un orchestre symphonique, il se positionne depuis l’écoute, qu’il considère comme un espace frondant de rassemblement et de divergence. Porté par ces influences, il explore les chimères où s’entrelacent l’animal, l’humain, le végétal et le minéral, pour esquisser d’autres possibilités d’habiter et de concevoir le monde.
En 2024, il prend part au Festival du Regard à Cergy avec un projet issu d’une collaboration de médiation autour du dialogue entre chants d’oiseaux et création musicale menée avec le CRR de Boulogne-Billancourt. La même année, il participe à plusieurs performances au Palais de Tokyo, notamment Rebreathing de l’artiste Myriam Mihindou.
En 2025, il est invité au Festival Arts et Humanités organisé par le Théâtre des Points Communs et fait partie des interprètes de la performance One million years (past and future) de l’artiste japonais On Kawara à la Bourse de Commerce—Pinault Collection.