Prologue

Un augure sur l’artiste de l’avenir est transmis depuis l’intérieur d’un œuf. Suit alors une invocation des éléments porteurs de vie, à travers une réinterprétation du Cantique des créatures, chant qui réverbère l’humain et les éléments l’un a l’autre comme des frères et des sœurs.

Le performers, issus de différentes cultures et nationalités, lancent au vent un appel aux entités élémentaires — le soleil, la lune et les étoiles, le feu, le vent, l’eau et la mère Terre —, en les nommant dans leurs langues maternelles. Puis, à l’aide d’instruments à vent, ils incarnent la voix de divers oiseaux, jouant à transformer leurs langes humains en une dialecte animale à travers une traduction phonétique.

Le silence de la médiathèque, espace dédié à la sauvegarde du savoir humain, se voit remplie par les voix du savoir animal : une tentative païenne d’entrelacer nos voix avec celles des autres êtres vivants.