Thou shall not kill me

L’histoire d’une femme curandera1 qui, grâce à son balai, survit à une attaque féminicide de la part de son mari ivre, a servi d’inspiration pour cette sculpture, un monument pour elle, cette héroïne au bouclier magique, telle une sorcière, le vivant2.

Le feuillage est récupéré des endroits à proximité du lieu d’exposition, dans les terrains à coté, où les herbes ont encore la liberté de pousser avant que le terrain ne soit pas rasé pour ériger de nouveaux bâtiments. Ce totem est aussi une maniéré de rendre visible leur existence grâce au déplacement partiel de la plante, en effet juste une partie d’elles est prise dans le soin de ne pas affecter à leur repoussement. Leur diversité et de leur résilience sont une métaphore de cette femme, une chimère que représente le mélange de plusieurs identités. La curandera, qui est capable de comprendre les plantes pour soigner autrui représente une chimersiation de savoirs humains et végétaux.

1 Selon la conception proposée par le philosophe Batiste Morizot

2 Une curandera (ou curandero au masculin) est une guérisseuse dans les traditions chamaniques et médicinales d’Amérique latine. Elle utilise des pratiques ancestrales mêlant plantes médicinales, rituels spirituels, prières et énergie pour soigner le corps et l’esprit.